Actualité Mutualiste

Téléchargez
notre magazine Mutuelle Infos
n°41

Actualité Mutualiste

Retrouvez toutes l'actualité des Mutuelles Groupe Dépêche du Midi En savoir +

  • L’homéopathie est-elle vraiment efficace ?

    Illustration : L’homéopathie est-elle vraiment efficace ?

    Inventée au XIXe siècle par Samuel Hahnemann, l’homéopathie est une technique thérapeutique très utilisée dans le monde par différents types de professionnels de santé humaine et animale (oui, même les vétérinaires utilisent l’homéopathie). Les racines grecques des mots homeo (similaire) et pathos (maladie) expliquent l’un des principes de l’homéopathie : soigner le mal par le mal, qui s’oppose à l’approche médicale classique, dite allopathique, qui utilise des substances différentes de celles qui causent les symptômes pour mieux les combattre.
    . À quoi sert un traitement homéopathique et comment agit-il ?
    La force de l’homéopathie, c’est sa capacité à accompagner un patient dans ses symptômes de façon personnalisée, en toute innocuité. Elle traite les symptômes et aide à les gérer : tout ne peut donc pas être soigné par l’homéopathie. Elle n’est pas “ anti ” (antibiotique, antidépresseur), elle est utile pour accompagner le patient dans la prise en charge de certains symptômes. Le traitement homéopathique fait passer une information qui permet à l’organisme de trouver sa réponse face à un symptôme (douleurs, inflammations, petites infections, stress ou problème de sommeil).
    Elle est totalement naturelle, et peut être prise par tous. La force de l’homéopathie réside aussi dans son approche holistique. Tout bon homéopathe va aussi aborder vos symptômes en fonction de votre constitution et de votre mode réactionnel chronique pour traiter l’individu dans son entier.
    Cela explique sa force dans les pathologies du stress et de l’anxiété par exemple. Cette médecine personnalisée utilise plus de 3 000 sources (végétaux, minéraux, animaux) : le message envoyé va permettre d’équilibrer le patient et l’accompagner de façon efficace pour résorber ses symptômes.
    . Quelles sont les bases de l’homéopathie ?
    Samuel Hahnemann, l’inventeur de l’homéopathie, a travaillé sur différentes toxicologies et s’est rendu compte que les produits que l’on donnait comme traitement à des malades généraient des toxicités. Par exemple, si vous preniez une substance pour lutter contre le paludisme lorsque vous aviez des fièvres, cela vous faisait du bien, mais si vous les preniez alors que vous alliez bien, elles provoquaient des fièvres. Cela l’a interpellé : il a alors expérimenté sur lui et ses assistants des plantes et remèdes utilisés à l’époque en observant la sensibilité et l’apparition de symptômes, et en l’utilisant de façon diluée.
    Il a réalisé que certains produits, dilués, perdaient leur toxicité tout en gardant leurs effets. Par exemple, la noix vomique, qui sert pour fabriquer du Nux Vomica : lorsque vous croquez dans une noix vomique, vous vomissez, mais lorsque vous prenez du Nux Vomica dilué, cela fait passer les nausées. Idem avec l’apis mellifica (venin d’abeille), qui réduit les symptômes lorsque vous avec une zone de peau rouge, chaude, enflammée.
    . À quoi correspondent les niveaux de dilution, ou CH ?
    Il existe deux grands types de dilution (hahnemannienne et korsakovienne, du nom des deux docteurs qui les ont inventées). Les lettres DH/CH correspondent à la dilution à partir de la teinture mère [c’est-à-dire la quintessence du produit, sa forme pure]. Lorsque je fais une dilution au 1 DH, je dilue 1 goutte de mon produit dans 9 gouttes de solvant, c’est une dilution décimale. CH correspond à une dilution centésimale.
    . À quoi servent ces dilutions ?
    Plus mon produit de base va être dilué, et plus le message que j’envoie dans l’organisme va être profond. Prenons un exemple avec l’arnica. Je tombe : je prends de l’arnica en 4 CH pour ne plus avoir mal. Pour éviter l’apparition d’un hématome, je vais prendre de l’arnica en 9 CH : le produit est plus dilué et aura donc une action moins immédiate mais plus profonde. Une dilution 15 ou 30 CH pourra être utilisée pour les bleus de l’âme, face à un choc émotionnel par exemple. En endocrinologie ou gynécologie, si vous voulez jouer sur la régulation hormonale, les dilutions sont importantes : en 4 CH, vous stimulez, en 9 CH vous équilibrez et en 30 CH vous freinez.
    . Pourquoi l’homéopathie suscite-t-elle encore des controverses ?
    Elle fait encore l’objet de recherches de la part de nombreux médecins. Elle ne soigne pas tout, et sera impuissante contre les cancers, ou les infections sévères. Mais on sait que lorsqu’on a de l’herpès, trois doses de Vaxinotoxinum lorsqu’on ressent les premiers signes d’apparition d’un bouton de fièvre, seront aussi efficaces qu’une crème antivirale.
    Elle est particulièrement efficace pour les symptômes rémanents, chroniques. L’étude EPI3, la plus vaste jamais entreprise avec 8 559 patients recrutés chez 825 médecins généralistes, a démontré que l’homéopathie avait un effet équivalent aux autres stratégies thérapeutiques sur certaines maladies des voies aériennes, le stress et les problèmes de sommeil, tout ceci avec une toxicité zéro et un coût moindre. Il faut l’utiliser à bon escient : l’homéopathie sera peu utile dans le diabète ou l’hypertension, mais de nombreux psychiatres et cancérologues l’intègrent désormais dans leur pratique. Par exemple, à l’hôpital Tenon (Paris 20e), vous avez une consultation d’homéopathie rattachée à la consultation d’oncologie. L’homéopathie n’est pas en concurrence avec l’allopathie, elle a toute sa place dans les soins de supports.
    . Conseils pour une bonne utilisation de l’homéopathie
    • Il faut toujours demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre un traitement homéopathique. Certaines teintures mères sont très toxiques et doivent être manipulées avec précaution.
    • L’homéopathie n’est pas incompatible avec le café ou la menthe comme on l’entend parfois. En revanche, si l’on veut que le message envoyé à l’organisme passe bien, il est préférable de prendre son traitement à distance de tout aliment fort en bouche.
    • Il existe différentes formes d’homéopathie : granules, poudre, gouttes, comprimés, doses... Attention aux dates de péremption, et aux solutions sans alcool, qui ne se gardent pas longtemps une fois ouvertes, même au réfrigérateur.

  • Senior : des protéines le matin aident à rester en forme

    Illustration : Senior : des protéines le matin aident à rester en forme

    Des chercheurs canadiens ont observé la consommation de protéines des plus de 67 ans. Ils estiment qu’une consommation équilibrée au cours de la journée est associée à une plus grande force musculaire.
    Les tissus de l’organisme, dont les muscles, sont composés de protéines, qui sont elles-mêmes constituées d’acides aminés. Si l’apport en protéines n’est pas suffisant, le processus de synthèse non abouti entraine une perte de masse musculaire qui engendre une fragilité, des chutes et des problèmes de mobilité. Cette perte est une conséquence inévitable du vieillissement. Mais d’après une étude canadienne, le fait de répartir son apport de protéines dans les trois repas quotidiens serait associé à une plus grande masse et force musculaire chez les seniors.
    "Nos travaux de recherche sont fondés sur des données scientifiques qui démontrent que les personnes âgées ont besoin de consommer une plus grande quantité de protéines par repas car elles ont besoin d’un plus grand ‘boost’ d’acides aminés pour engendrer la synthèse protéique", explique l’auteure principale de l’étude, Stéphanie Chevalier. Les chercheurs des universités de Sherbrooke, de Montréal et de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill se sont intéressés à la quantité de protéines consommées au cours des repas des seniors. Ils se sont basés sur les données d’une cohorte concernant près de 1 800 personnes suivies pendant trois ans, âgés de 67 à 84 ans et résidant au Québec.
    Les sources de protéines
    "Nous avons observé que les participants, hommes et femmes, qui consommaient des protéines de manière équilibrée durant la journée, avaient une plus grande force musculaire que ceux qui en consommaient davantage lors du repas du soir et moins le matin. Cependant, il semble que la distribution des protéines au cours de la journée n’a pas de lien avec la mobilité des participants", résume l’autre auteure de l’étude, Samaneh Farsijani. Ces conclusions, publiées par la revue American Journal of Clinical Nutrition, aident à mieux comprendre la façon dont nos assiettes devraient évoluer avec l’âge.
    D’après Stéphanie Chevalier, un des acides aminés essentiels connu pour le renouvellement des protéines est la leucine. “ Il serait donc intéressant de se pencher, lors de futures études, sur les sources de protéines et leur composition en acides aminés afin d’aller plus loin dans nos observations ”, conclut-elle.

  • Comment prévenir la scoliose et la myopie chez l’enfant ?

    Illustration : Comment prévenir la scoliose et la myopie chez l’enfant ?

    Plusieurs mesures permettent de protéger les enfants contre la myopie et la scoliose, qui surviennent pendant les années scolaires.
    Concernant la scoliose, ni le port d’un cartable lourd ni le fait de le porter sur une épaule ou d’être avachi sur sa chaise ne sont associés au risque de scoliose. Comme le rappelle le Pr Jean-Luc Jouve, chef de service d’orthopédie pédiatrique à l’hôpital de la Timone, à Marseille, “cette déformation de la colonne vertébrale est due à une anomalie du fonctionnement d’une petite glande du cerveau, l’épiphyse, et aucune pression mécanique s’exerçant sur l’enfant n’est responsable de la scoliose”.
    En revanche, il est important de la dépister tôt au début de la puberté, vers 11 ans chez la fille et 13 ans chez le garçon, pour mettre en place des mesures permettant de limiter les risques de séquelles à l’âge adulte: une musculature correcte du tronc nécessitant souvent des séances de kinésithérapie, une perte de poids si nécessaire et, parfois, le port d’un corset.
    “Il est important de ne pas fixer d’autres contraintes à l’enfant. Il peut faire tous les sports qu’il souhaite y compris de l’équitation, de la gymnastique ou encore du tennis! Aucun sport n’est déconseillé et la piscine n’a rien d’obligatoire si l’enfant n’en a pas envie”, explique le Pr Jouve. Quant au cartable trop lourd, “des travaux ont montré qu’un poids supérieur à 10 % du poids de l’enfant modifie la marche et peut entraîner des douleurs passagères. Mais cela semble sans conséquence à long terme. De même qu’un adolescent voûté finit par se redresser de lui-même en grandissant.”
    S’aérer pour éviter la myopie
    Concernant la myopie, l’école n’y est pour rien non plus: “c’est l’évolution des modes de vie qui est responsable de l’épidémie mondiale de myopie”, explique le Pr Gilles Renard, ancien chef du service d’ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Des travaux ont montré que le risque de myopie était corrélé au temps passé à l’extérieur, en comparant des enfants taïwanais qui passaient environ 30 minutes par jour dehors et des enfants australiens qui y restaient en moyenne trois heures.
    Une étude chinoise a d’ailleurs montré en 2015 que laisser de jeunes enfants au moins 40 minutes en plus chaque jour à l’extérieur réduisait le risque de myopie de 10 %. “Pour prévenir la myopie, il faut mettre ses enfants dehors!”, clarifie le Pr Renard. “Ce serait dû à l’effet de la lumière solaire sur la rétine et à la vision de loin, qui ne nécessite pas d’accommodation de l’œil”, clarifie le Pr Pierre-Jean Pisella, chef de service d’ophtalmolgie à l’hôpital Bretonneau, à Tours.
    De nombreux éléments suggèrent en effet que le fait de rester focalisé de longues durées sur des objets de près - un écran, un livre... - augmente le risque de myopiepar rapport au fait de regarder au loin. “Il faut donc, en plus d’aérer ses enfants, faire des pauses et détendre son regard régulièrement, à l’école comme à la maison.”,indique le spécialiste. Enfin, chez les enfants dont la myopie est faible ou modérée, des lentilles d’orthokératologie, qui permettent d’aplatir la cornée pendant la nuit, peuvent ralentir la progression du déficit. Cette pratique est encore assez confidentielle en France mais prend de l’ampleur.

  • Se débarrasser des poux

    Illustration : Se débarrasser des poux

    La problématique de la présence de poux chez leurs enfants est un grand sujet d’inquiétude chez les parents. Il semble que selon certains travaux, 85% des enfants puissent être infestés de poux au moins une fois au cours de leur scolarité. En effet, les enfants sont les plus touchés par la pédiculose en raison de leur vie en collectivité. La prévalence de la pédiculose chez les enfants varie entre environ 0,5 à 20%.
    Les poux sont des parasites, de couleur grisâtre mesurant environ 2 à 4 mm. Les poux se nichent sur le cuir chevelu, les poils ou les vêtements des humains. Un pou vit environ entre 3 à 4 semaines. Les œufs, encore dénommés lentes, sont blanchâtres. Les poux se déplacent sur la tête en rampant et les lentes restent collées aux cheveux.
    Les poux infestent plus particulièrement les enfants mais les adultes peuvent également être touchés. La présence de poux n’est pas provoquée par un manque d’hygiène.
    Les poux provoquent des démangeaisons du cuir chevelu. Il s’agit de lésions qui peuvent s’infecter. Les poux et les lentes se retrouvent sur le cuir chevelu, derrière les oreilles, sur la nuque et sur le dessus de la tête.
    Il n’existe aucun traitement préventif permettant d’éviter l’apparition de poux. Il faut vérifier l’absence de poux chez un enfant qui a été en contact d’un enfant porteur de poux. Cette vérification doit se faire tous les 2 jours minimum pendant 2 semaines environ.
    Les traitements des poux sont souvent longs et difficiles. Le traitement des poux peut être à action chimique ou mécanique.Différents types de produits contre les poux sont vendus en pharmacie. Il existe plusieurs traitements efficaces pour se débarrasser des poux et de lentes : Demander conseil au pharmacien ou au médecin parmi les formules et marques disponibles (shampoings, lotions, sprays...). Bien suivre le mode d'emploi indiqué sur la notice.
    La méthode chimique consiste à utiliser un insecticide et/ou un ovicide Il est indispensable de bien vérifier la mention pesticide contre les poux (pédilucide) qui témoigne de l'efficacité du produit. Ces produits sontcontre-indiqués chez l'enfant de moins de 30 mois et la femme enceinte.
    Les traitements, plus “ écologiques ”, à action mécanique sont composés d'huiles ou de silicone qui obstruent les voies respiratoires des poux, aboutissant à leur mort. Ils permettent d'étouffer les poux avec des produits naturels, comme l'huile de noix de coco ou les produits à base de silicone. Leur handicap est de ne pas être ovocides et de devoir être répétés toutes les 2 semaines environ.
    L'ivermectine, traitement de la gale, est également efficace en comprimé prit en 2 fois à 7 jours d'intervalle. Ce traitement doit rester un traitement alternatif et utilisé avec précaution.
    Que faire ?
    Passer un peigne très fin dans les cheveux mouillés. Appliquer le produit dès que vous trouvez des lentes ou des poux dans la tête de votre enfant. Ne pas laisser le produit sur la tête au delà de la période indiquée. Traiter mèche par mèche, en vous assurant que tout le cuir chevelu est couvert du produit. Bien appliquer le produit derrière les oreilles et dans la nuque. Rincer ensuite abondamment après le temps de pose recommandé. Enlever les lentes et les poux morts. Refaire une seconde application une semaine après 7 à 10 jours après afin de tuer les jeunes lentes ou nymphes rescapées de la première application. Bien surveiller si des poux ont pu survivre au premier traitement.
    Il est indispensable d'effectuer un second traitement 1 à 2 semaines plus tard afin d'interrompre totalement la durée de vie du pou. Les poux adultes peuvent persister 24h sur une taie d'oreiller ou un coussin. Il est donc recommandé de décontaminer les tissus et objets en contact direct avec la tête, en les lavant à 60°C et en les enfermant dans un sac en plastique avec une poudre insecticide. Laver les draps, vêtements, serviettes de toilette à 60°C, et désinfecter les peignes et brosses.
    Précautions
    Couper les cheveux de l'enfant permet de faciliter l'application du traitement ainsi que l'emploi du peigne. Raser les cheveux n'est pas réellement nécessaire et provoque une angoisse chez l'enfant. Le fait d'attacher les cheveux des filles permet d'éviter la contamination.

  • Aloe vera : couteau suisse de notre trousse de secours

    Illustration : Aloe vera : couteau suisse de notre trousse de secours

    Produits cosmétiques, compléments alimentaires ou encore boissons vitaminées : la surexploitation marketing de l'aloe vera a de quoi nous rendre méfiants. Pourtant, la popularité de cette plante ne date pas d'hier : elle est utilisée pour ses vertus thérapeutiques depuis des millénaires en Grèce, en Egypte, en Inde, en Chine et au Japon.
    . Des propriétés médicinales reconnues
    C'est principalement son gel (la pulpe récoltée à l'intérieur des parties vertes) qui intéresse les scientifiques. D'une part, pour son potentiel anti-inflammatoire – aussi, voire plus efficace que certaines crèmes contenant de la cortisone –, notamment en ce qui concerne les coups de soleil ; d'autre part, pour ses effets sur la glycémie puisque, selon une méta-analyse canadienne, sa consommation rendrait l'insuline plus efficace ; enfin, pour son intérêt dans le reflux gastro-œsophagien et l'inflammation de l'œsophage, du fait de la présence d'un sucre, l'acémannane, qui permettrait de réduire la sécrétion d'acide chlorhydrique. Ce n'est pas tout ! Dans le service de chirurgie plastique du CHU de Bordeaux, on teste depuis deux mois son potentiel antiseptique et cicatrisant sur des plaies résistant aux traitements classiques. “ Pour l'instant, les résultats sont prometteurs, explique le Pr Pelissier. On voit des plaies devenues chroniques cicatriser petit à petit. Parmi les pistes qui pourraient expliquer ce phénomène, la teneur de la plante en gibbérelline, une hormone végétale impliquée dans la croissance des végétaux. ”
    . Très généreux pour les peaux matures !
    Parce qu'il est absorbé par la peau plus rapidement que l'eau, le gel d'aloe vera est utilisé dans les soins cosmétiques hydratants. De plus, il stimule la production de fibroblastes, les cellules responsables de la formation du collagène, un atout lorsque l'épiderme s'affne et perd de son élasticité. Il entre par ailleurs dans la composition de différentes boissons. Mais il faut rester vigilant, car de nombreux produits à usage externe ou destinés à être consommés n'ont aucun intérêt, en particulier lorsqu'ils sont faiblement dosés et à base de poudre en lieu et place du gel. Préférez la “ pulpe stabilisée ”, dont la teneur en aloe vera est supérieure ou égale à 95 %. Ou optez pour les labels attestant que le processus de fabrication préserve les principes actifs de la plante. On peut aussi se procurer dans les magasins bio des feuilles fraîches, dont il suffit de récolter la pulpe. Encore mieux, on peut en faire pousser dans son jardin (régions clémentes) ou dans un pot pour pouvoir le rentrer l'hiver !

  • Onze vaccins seront obligatoires à partir du 1er janvier 2018

    Illustration : Onze vaccins seront obligatoires à partir du 1er janvier 2018

    enfants de moins de 2 ans à partir du 1er janvier prochain. Quels sont les vaccins concernés ? Pourquoi ? Quel risque pour ceux qui ne le feront pas ?
    . Quels sont les vaccins concernés ?
    La nouveauté, c’est qu’on passe de 3 à 11 vaccins obligatoires pour les enfants à partir du 1er janvier 2018. Jusqu’ici, seuls la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite étaient imposés dans le calendrier vaccinal. Les huit nouveaux sont des vaccins qui jusque-là étaient seulement “recommandés”: coqueluche, hépatite B, rougeole, oreillons, rubéole, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.
    . Qui est concerné ?
    Tous les enfants de moins de deux ans vivant en France.
    . Pourquoi ces vaccins ?
    Si certaines maladies restent rares, c’est justement grâce à ces vaccins. Les agents pathogènes, eux, sont toujours là. La preuve ? Pour la rougeole par exemple, plus de 40.000 cas ont été recensés en France entre 2008 et 2011, dont 10 décès et 1.500 complications graves. Entre janvier et avril 2017, 189 cas ont été déclarés, avec le décès d’une adolescente fin juin. La coqueluche, qui n’est mortelle que pendant les premiers mois de vie, peut être transportée par les adultes dont le vaccin date de plus de 10 ans.
    Ensuite, certains vaccins ne bloquent pas le microbe, mais ses agents. Le vaccin de la diphtérie par exemple, ne tue pas la bactérie, il bloque seulement sa toxine, la substance qui le rend toxique pour notre organisme. La bactérie pourra donc continuer à se transmettre. En 2015, un enfant espagnol de 6 ans non vacciné est mort de diphtérie. Il a transmis la bactérie à d’autres jeunes de son camp de vacances, mais étant tous vaccinés, aucun n’a développé la maladie.
    La vaccination est donc aussi un choix collectif. : une personne non vaccinée peut, si elle tombe malade, également transmettre la maladie. Or certaines personnes ne peuvent être vaccinées (nouveaux-nés, personnes immunodéprimées), et sont particulièrement vulnérables.
    . Quelle est la différence entre les vaccins obligatoires et les recommandés ? Ils concernent des maladies moins graves ? Moins fréquentes ?
    Non, il n’y a aucune logique médicale à cette différence, certains vaccins recommandés concernent des maladies plus graves et/ou plus courante que celles des vaccins obligatoires. Cette différence est le fruit d’un changement de philosophie en santé publique. Après la diphtérie en 1938, le tétanos en 1940 et la poliomyélite en 1964, plus aucun nouveau vaccin n’a fait l’objet d’une obligation car “on a considéré que la vaccination devait être librement consentie et que les gens étaient mieux informés et soucieux de leur santé”, rappelle le Pr Daniel Floret, pédiatre et vice-président de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de santé. Mais à cause de cette distinction, certains parents pensent à tort que les vaccins conseillés sont plus secondaires. Résultat: seuls deux des vaccins recommandés (l’Haemophilus influenzae B et la coqueluche) atteignent les objectifs de couverture vaccinale (95%). Les autres sont en dessous, voir très loin du compte pour deux d’entre eux: l’hépatite B est à 88%, et le méningocoque C est seulement à 70%.
    . Qu’est-ce que risque légalement un parent qui ne fait pas ces vaccins obligatoires à son/ses enfants ?
    Jusqu’à six mois de prison et 3.750 euros d’amende, selon le code de la santé publique. Une sanction qui n’est aujourd’hui pas appliquée. La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait déclaré sur RTL en juillet: “L’objectif n’est pas d’avoir des amendes mais de faire de la pédagogie”. La ministre a cependant mentionné la possibilité d’une clause d’exemption pour les parents qui le demandent. Mais, sans parler des sanctions légales, il demeure que les vaccins obligatoires doivent avoir été faits pour l’inscription en crèche ou à l’école élémentaire, “sauf contre-indication médicale”.

Haut
  • Mutualité Française Midi-Pyrénées
  • Priorité santé mutualiste
  • Mutuelle Assitance
  • Ameli.fr
  • Espace adhérents
  • Kalivia
  • Institut Toulousain d'Osthéopathie
  • Sites vacances