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n°42

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  • Avec l’âge, la mémoire fonctionne différemment

    Illustration : Avec l’âge, la mémoire fonctionne différemment

    Pour atteindre son objectif, le cerveau utilise des zones qui compensent celles dont les performances ont diminué.
    Il y a une dizaine d’années, une étude réalisée aux États-Unis montrait, grâce à des examens de pointe (scanner) réalisés à huit ans d’intervalle, que le cerveau se réorganisait à mesure que l’on vieillissait. Les vingt-cinq volontaires, 10 femmes et 15 hommes, soumis à des tests de mémoire, étaient âgés d’environ 68 ans au début de l’étude.
    Mais le plus intéressant était que si le cerveau semblait fonctionner différemment pour réaliser les mêmes exercices, les performances, en revanche, n’avaient pas bougé. Cette expérience, avec d’autres, a donné naissance à la “théorie de la compensation”. Pour atteindre son objectif, le cerveau utilise des zones qui compensent celles ayant diminué avec l’âge.
    La réserve cognitive
    En 2002, des chercheurs de l’université de Duke en Caroline du Nord ont ainsi montré que certains seniors réussissaient aussi bien que les jeunes adultes à des tests de mémoire. Ils mobilisaient davantage de zones de leur cerveau que les seniors moins performants.
    Pour certains, le fait que tous les adultes ne soient pas capables de “compenser” avec la même efficacité viendrait d’un autre phénomène: la réserve cognitive. Si vous avez stimulé votre cerveau toute votre vie, il y a des chances que vous ayez davantage de réserve qu’un autre.
    Ce qui ne veut pas dire que vous échapperez à la maladie d’Alzheimer si vous devez la déclarer un jour, mais probablement que vous compenserez beaucoup plus longtemps qu’un autre cerveau moins bien doté. Probablement seulement, car il existe des formes de la maladie qui surviennent à un âge relativement jeune, quoi que l’on fasse.
    Normalement, avec l’âge, ce sont surtout deux types de mémoires qui sont affectées. D’abord la mémoire épisodique, celle qui permet d’enregistrer les informations autobiographiques dans le temps et l’espace. On oublie ce qu’on a mangé hier.
    “Quand les gens me disent ça, je leur réponds. Était-ce vraiment important ?”, explique le neurologue Bernard Croisile. Car pour être récupérée, une information doit d’abord être encodée et stockée dans la mémoire. Avec l’âge, c’est souvent l’encodage, par manque d’attention ou d’intérêt, qui est perturbé. Le stockage semble préservé.
    En revanche, la mémoire de travail, sorte de mémoire à court terme, est aussi affectée, ce qui complique les opérations complexes ou multitâches.

  • Courbes de croissance, vaccins... Le carnet de santé fait peau neuve

    Illustration : Courbes de croissance, vaccins... Le carnet de santé fait peau neuve

    Inchangé depuis 2006, un nouveau carnet de santé fait son entrée le 1er avril 2018. Le calendrier des vaccinations et les courbes de croissance ont été actualisés et des conseils destinés aux parents ont été ajoutés.
    Vaccins obligatoires, recommandations sur les allergènes ou l’usage de la télévision, tableau de diversification alimentaire... Le carnet de santé qui suit les petits Français de la naissance à l’âge adulte fait peau neuve. Le ministère de la Santé a dévoilé le nouveau modèle de carnet, conçu pour “tenir compte des avancées scientifiques et des attentes des professionnels de santé et des familles”. Ce carnet, gratuit et traditionnellement délivré au moment de la déclaration de naissance, remplacera le modèle distribué depuis 2006 à compter du 1er avril 2018.
    Quels changements ?
    Le principal changement concerne le calendrier de vaccination. Pour les enfants nés depuis le 1er janvier, 11 vaccinations sont en effet obligatoires, contre seulement trois auparavant. Ces enfants devront recevoir 10 injections avant leur deuxième anniversaire.
    Autre évolution : le carnet 2018 introduit de nouvelles courbes de croissance. Élaborées par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à partir des données de 261.000 enfants, ces courbes se situent nettement au-dessus des précédentes, jugées obsolètes. “Par exemple, à 10 ans, la médiane de la taille des filles des nouvelles références est de 139,5 cm contre 134,7 cm sur les courbes précédentes”, indique le ministère de la Santé. Fait nouveau, l’interprétation des mesures de taille devra désormais tenir compte de l’indice de masse corporel, mais aussi de la taille des parents. Enfin, il y aura désormais deux courbes de taille et de poids distinctes pour les filles et les garçons entre 0 et 3 ans, contrairement à la version précédente. En effet, la croissance des filles et des garçons diffère très tôt.
    Gare à l’exposition trop précoce aux écrans
    Comme c’était le cas dans la précédente édition, le carnet de santé 2018 est parsemé de messages destinés aux parents, mais ceux-ci ont été actualisés pour “tenir compte des évolutions scientifiques et sociétales”. Ainsi peut-on lire: “Avant trois ans: évitez de mettre votre enfant dans une pièce où la télévision est allumée même s’il ne la regarde pas”. Autre conseil : “Il est préférable, si cela est possible, de placer le lit de votre bébé dans votre chambre pour les six premiers mois au minimum” pour “réduire le risque de mort inattendue du nourrisson”.
    Des recommandations visant à limiter l’exposition des enfants à certains allergènes et produits chimiques ont également été ajoutées. Utiliser des biberons sans bisphénol A, aérer le domicile 10 minutes par jour, ne pas utiliser de parfums d’intérieur, d’encens ni de bougies, éviter d’utiliser des produits cosmétiques dans les premiers mois et s’en tenir à des jouets homologués CE ou NF font partie des conseils destinés aux parents.
    Enfin, un avertissement clair : “Secouer un bébé peut le laisser handicapé à vie. En cas d’exaspération : couchez votre bébé dans son lit (sur le dos), quittez la pièce et demandez l’aide d’un proche (famille, ami, voisin...) ou d’un professionnel ”.

  • Pesticides : une étude révèle la liste des fruits et légumes les plus contaminés

    Illustration : Pesticides : une étude révèle la liste des fruits et légumes les plus contaminés

    Grâce aux chiffres publiés par la DGCCRF, l’ONG "Générations futures" a rendu public un rapport alarmant sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes que nous consommons quotidiennement.
    Ce n’est plus un secret pour personne depuis longtemps : les pesticides sont bel et bien présents dans nos assiettes.
    Mais quels sont les fruits et légumes les plus touchés ? Et à quel point sont-ils atteints ? C’est ce que révèle le rapport fraîchement publié par "Générations futures".
    Un rapport élaboré pendant 5 ans sur 52 fruits et légumes
    Pour dresser la liste détaillée des fruits et légumes contenant des pesticides, les chercheurs de l’ONG ont compilé les données officielles produites par la DGCCRF entre 2012 et 2016.
    Cette étude a permis d’analyser la "fréquence de la présence de résidus de pesticides" ainsi que la "fréquence des dépassements des limites maximales en résidus" (LMR) de 19 fruits et 33 légumes non bio et consommés en France.
    Au total, on constate que 72,6 % des échantillons de fruits et 41,1 % des échantillons de légumes sont contaminés par des pesticides. De plus, dans environ 3 % des cas, le taux de résidus était supérieur aux limites maximales fixées par l’Union européenne.
    Contamination : le raisin et le céleri en tête de classement
    Pour comprendre l’ampleur de la situation et savoir quels aliments sont concernés, voici la liste des fruits puis des légumes analysés ainsi que la part d’échantillons présentant des résidus de pesticides quantifiables :
    • Raisins (89 %)
    • Clémentines / Mandarines (88,4 %)
    • Cerises (87,7 %)
    • Pamplemousse / Pomelos (85,7 %)
    • Fraises (83 %)
    • Nectarines / Pêches (82,8 %)
    • Oranges (80,6 %)
    • Pommes (79,7 %)
    • Abricots (77,4 %)
    • Citrons (77,3 %)
    • Poires (74,6 %)
    • Citrons verts (64,8 %)
    • Ananas (59,2 %)
    • Mangues / Papayes (58 %)
    • Bananes (57,6 %)
    • Framboises / Groseilles (57,1 %)
    • Prunes / Mirabelles (34,8 %)
    • Kiwis (27,1 %)
    • Avocats (23,1 %)
    • Céleris branches (84,6 %)
    • Herbes fraîches (74,5 %)
    • Endives (72,7 %)
    • Céleris raves (71,7 %)
    • Laitues (65,8 %)
    • Piments / Poivrons (60,5 %)
    • Pomme de terre (57,9 %)
    • Haricots (non écossés) (54,9 %)
    • Pois (non écossés) (54,9 %)
    • Poireaux (51,5 %)
    • Melons (49,7 %)
    • Carottes (48,9 %)
    • Tomates (48,9 %)
    • Concombres (45,9 %)
    • Courgettes (41,3 %)
    • Radis (39,4 %)
    • Aubergines (37,4 %)
    • Blettes (34,1 %)
    • Epinards (34 %)
    • Champignons (32 %)
    • Pastèques (30,8 %)
    • Artichauts (29,5 %)
    • Navets (25,3 %)
    • Choux pommes (20,3 %)
    • Brocolis (19 %)
    • Potirons (13,9 %)
    • Oignons (8,2 %)
    • Patates douces (7,4 %)
    • Choux fleurs (6,7 %)
    • Betteraves (4,4 %)
    • Asperges (3,2 %)
    • Maïs (1,9 %)
    Comment éloigner les pesticides de notre assiette ?
    Si on veut continuer de consommer nos "5 fruits et légumes par jour" tout en limitant l’invasion des pesticides dans notre organisme : c’est possible.
    D’abord, on peut privilégier les aliments en bas des deux listes présentées précédemment. Sinon, il est également possible de se tourner vers des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, moins exposés aux pesticides.
    En outre, dans les mois à venir le gouvernement devrait mettre en place un plan d’action visant à réduire la quantité de produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture.
    Enfin, des producteurs engagés ont soumis l’idée d’un label "zéro résidu de pesticides" (à ne pas confondre avec le label bio), afin d’informer les consommateurs et les aider à "mieux manger". Le label pourrait être attribué à tout fruit ou légume présentant moins de 0,01 mg de pesticide au kilo. Une initiative intelligente, mais qui reste encore très loin d’une absence totale de pesticides.

  • Les émotions, ça s’apprivoise !

    Illustration : Les émotions, ça s’apprivoise !

    Une émotion est généralement liée à un événement précis et elle ne dure pas. A l’image de la colère, de la peur, de la tristesse et de la joie, tout l’enjeu, au quotidien, est de ne pas les subir ni de se laisser envahir. Facile à dire...
    • Cherchez... l’élastique ! Dans son petit guide sur les ‘50 règles d’or pour bien gérer ses émotions’, l’auteur Jean-Yves Arrivé cite l’exemple de Stéphanie qui se met régulièrement en colère au travail. En fait, dès qu’elle interprète une remarque négative, même bénigne. La jeune femme est en fait “ victime ” d’un ‘effet élastique’. Cette difficulté à accepter la critique venait d’une situation passée. En l’occurrence, le souvenir d’une institutrice de CM1 qui avait été “ exécrable ” selon elle. Stéphanie en était venue à contester ses critiques qu’elle jugeait injustifiées. Il s’agit alors de partir en quête de cet “ élastique ” et de travailler sur cet aspect avec l’aide, le cas échéant, d’un psychologue ou psychothérapeute.
    • Faites-vous soutenir. Un professionnel vous aidera aussi à identifier des sources de stress récurrentes, à faire face au conflit, à ne pas culpabiliser inutilement ou encore à apprendre à dire non. Autant de situations de la vie quotidienne susceptibles d’agir un peu trop sur certaines émotions.
    • Relaxez-vous. “ Plus vous serez relaxé, mieux vous ferez face à des situations émotionnellement fortes. ” Exercices respiratoires, yoga, sophrologie... les outils ne manquent pas. A condition toutefois de pratiquer de façon régulière.
    • Riez ! Oui, le rire est excellent pour la santé et les pensées positives. Il nous permet de produire des neuromédiateurs comme la sérotonine, qui combat la dépression. Mais aussi des endorphines et de la dopamine, laquelle agit sur les circuits du plaisir et de la récompense.
    • Dormez ! Sachez également que nos émotions sont aussi liées à notre mode de vie. Une alimentation saine et équilibrée, la pratique régulière d’une activité sportive contribue aussi à nous apaiser. Même chose pour le sommeil. La gestion des émotions ne rime pas forcément avec dette de sommeil !

  • 47 000 étudiants concernés par un service sanitaire dès la rentrée

    Illustration : 47 000 étudiants concernés par un service sanitaire dès la rentrée

    Le gouvernement a esquissé les contours du futur service sanitaire. Dès la rentrée 2018, il souhaite que 47 000 futurs médecins, sages-femmes ou infirmiers conduisent des missions de prévention dans les écoles, les entreprises, les maisons de retraite et autres “ milieux ” de vie.
    Cette réforme était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Présentée comme “ une première en Europe ”, elle s’appuie sur les recommandations d’un rapport du professeur Loïc Vaillant.
    Selon Agnès Buzyn, cinq thèmes "prioritaires" mais non "exclusifs" d'intervention ont été retenus : animer des ateliers pour apprendre aux enfants les bienfaits d'une bonne alimentation et de l'activité physique, prévenir les addictions (alcool, tabac... ) chez les ados ou encore les informer sur la vie sexuelle et les moyens de contraception...
    Dans un premier temps, des missions de prévention seront intégrées dans les cursus des étudiants en médecine, maïeutique, pharmacie, soins dentaires et infirmiers, et kinésithérapie, soit 47 000 personnes par an. Avant d'être généralisées, en 2019, à toutes les formations en santé (ergothérapie, orthophonie, etc...), portant le total des troupes à 50 000 étudiants par an.
    Obligatoire pour l'obtention du diplôme", le service sanitaire sera étalé sur 3 mois, de manière continue ou non et sans rallonger la durée des études. Des expérimentations seront lancées dans des "territoires précurseurs": Angers, Clermont-Ferrand, Caen et Dunkerque.
    A Angers, de futurs médecins sont ainsi déjà intervenus, en binôme avec des étudiants pharmaciens ou infirmiers, dans des collèges et lycées de zones sensibles, où un renoncement aux soins "plus important que la moyenne nationale" est "associé à de moins bons indicateurs de santé", selon le rapport du Pr Vaillant.
    Une expérience qui répond aux ambitions du service sanitaire, censé favoriser la collaboration entre professionnels tout en luttant contre les inégalités territoriales d'accès aux soins. La prévention est l'un des piliers de la stratégie nationale de santé face aux "coûts sociaux considérables" de l'obésité (20,4 milliards d'euros), de l'alcool (15 milliards) ou du tabac (26,6 milliards).

  • Acouphènes : plus du quart des Français sont touchés

    Illustration : Acouphènes : plus du quart des Français sont touchés

    D'après un sondage Ifop, entre 14 et 17 millions de personnes souffrent d'acouphènes. Les “ traumatismes sonores ” sont mis en cause, notamment chez les jeunes
    Plus d'un quart des Français, soit 14 à 17 millions de personnes, souffrent d'acouphènes, dont 2 à 4 millions de manière permanente, selon un sondage réalisé par l'Ifop avant la 21e Journée nationale de l'audition, jeudi 8 mars 2018. Les acouphènes sont des sifflements ou des bourdonnements d'oreilles qui peuvent être causés par des expositions répétées à des niveaux sonores élevés, comme la musique amplifiée, par certaines pathologies ou encore par le vieillissement.
    Résistants à la plupart des traitements, ces sifflements peuvent, selon leur gravité, nuire plus ou moins durement à la qualité de vie. Les jeunes sont particulièrement touchés, selon ce sondage réalisé pour l'association Journée nationale de l'audition (JNA), avec l'association France acouphènes et la Fondation pour l'audition : sur les 1 003 personnes interrogées, 56 % des 15-17 ans et 49 % des 18-24 ans disent ressentir ou avoir déjà ressenti des acouphènes.
    “ Liés à des traumatismes ”
    Cela conforte l'idée que les acouphènes sont davantage “ liés à des traumatismes sonores qu'à des problèmes de santé liés à l'âge ”, souligne JNA. L'écoute prolongée de musique sur baladeur ou smartphone est particulièrement en cause. “ Seules un tiers des personnes ressentant des acouphènes en ont parlé à des professionnels de santé ”, déplore l'association, selon laquelle “ près de 80 % des moins de 35 ans n'ont jamais fait contrôler leur audition ”.
    Un test auditif a été proposé aux sondés souffrant d'acouphènes pour vérifier si ces derniers étaient associés à une perte d'audition. Il a montré que 23 % des personnes souffrant d'acouphènes devraient faire vérifier leur niveau d'audition par un ORL. Enfin, un autre trouble de l'audition, l'hyperacousie (hypersensibilité aux bruits), plus handicapant encore que les acouphènes, concerne 8 % de la population. L'association JNA appelle à faire de l'audition “ un enjeu de santé publique ” en mettant en place “ une politique active de prévention identique à celle de la lutte contre l'obésité ”. Des actions de prévention ont eu lieu jeudi 8 mars pour la Journée nationale de l'audition.

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