L’exposition
aux polluants peut avoir des effets durables sur la santé, et en particulier
pendant la grossesse et les premières années de la vie. Contrairement aux idées
reçues, l'air et les produits présents dans notre logement peuvent nous exposer
à davantage de polluants que l’environnement extérieur. Invisibles mais
omniprésents, ces polluants se trouvent dans les produits du quotidien,
l’alimentation, ou encore dans les matériaux du logement. Ils pénètrent dans
l’organisme via la respiration, l’alimentation ou le contact avec la peau.
Parmi ces polluants du quotidien, certains peuvent notamment dérégler le
fonctionnement des hormones et, de ce fait, induisent des effets néfastes sur
l’organisme et sur l’enfant à venir : on les appelle perturbateurs endocriniens.
L’exposition à certains polluants pendant la période périnatale est
associée à des risques accrus pour
la santé de l’enfant : allergies, diabète, troubles du
comportement, etc. Les 1 000 premiers jours de l’enfant constituent une
période particulièrement sensible, durant laquelle l’environnement joue un rôle
déterminant.
Dans le logement, on trouve des polluants :
· dans les meubles, les peintures, le sol ;
· dans les plastiques utilisés dans la cuisine : biberons,
assiettes, boîtes, ustensiles de cuisine ;
· dans les plastiques présents dans les jouets ou les traitements des
textiles (peluches, rideaux, vêtements...) ;
· dans les parfums, les bougies, les encens, les insecticides ou les
produits ménagers ;
· dans les produits d’hygiène et de maquillage.
L’alimentation peut également être une source d’exposition,
notamment via les résidus de pesticides ou certains additifs.
S’il est impossible d’éliminer totalement les polluants, des actions concrètes permettent de réduire les risques de
manière significative :
· aérer quotidiennement son logement pour renouveler l’air intérieur,
même en hiver et éviter les insecticides et parfums d’ambiance ;
· privilégier les produits ménagers simples (vinaigre blanc, savon de
Marseille, bicarbonate) et limiter les sprays et désodorisants ;
· choisir des produits d’hygiène labellisés dont la liste d’ingrédients
est courte ;
· favoriser le “ fait maison ” et remplacer progressivement
les contenants plastiques par du verre ou de l’inox ;
· opter pour des poêles en inox, en fonte ou en fer plutôt
qu'antiadhésives ;
· anticiper les travaux au moins 3 mois avant la naissance et choisir
les matériaux les moins polluants ;
· une fois le bébé né, choisir des couches sans parfum ni lotion
ajoutée, utiliser l'eau et le savon pour sa toilette en évitant les
lingettes.
Pour accompagner les assurés, l’Assurance Maladie met à disposition
le carnet de bord “ La chasse aux polluants ” qui
permet d’identifier les sources de pollution et d’adopter des gestes adaptés, pièce
par pièce.