L’année 2025 a été marquée par un nombre sans précédent de cas
de chikungunya recensés en métropole, avec 81 foyers de transmission locale et
près de 809 cas autochtones identifiés. Il s’agit du nombre le plus important de
cas et de transmissions autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en
place de la surveillance renforcée en 2006. Concernant les
cas importés en métropole, leur nombre s’explique notamment par l’épidémie
survenue dans l’Océan Indien, en particulier à La Réunion.
Par ailleurs, 30 cas autochtones de dengue ont été identifiés en métropole et
60 cas confirmés d’infection par le virus du Nil Occidental (West-Nile) ont été
enregistrés.
Enfin, pour la première fois, certaines régions ont signalé sur
leur territoire des cas autochtones de chikungunya (Bourgogne-Franche-Comté,
Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine) et de West Nile (Ile-de-France,
Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie).
Les professionnels de santé jouent un rôle essentiel dans la
surveillance des arboviroses en France métropolitaine. Celle-ci repose sur le dispositif des maladies à signalement
obligatoire (MSO) des cas importés ou autochtones documentés
biologiquement, dont les formulaires Cerfa sont pour la première fois
dématérialisés.
Le moustique tigre (Aedes albopictus), détecté en métropole dès
2004, ne cesse de gagner du terrain, accroissant le risque de transmission de
maladies parfois graves. Au 1ᵉʳ janvier 2026, il a colonisé 83 des 96
départements métropolitains. Actif de mai à novembre, ce vecteur peut
transmettre la dengue, le chikungunya ou encore Zika. Dans ce contexte, une
mobilisation accrue du public et des professionnels de santé en faveur des
mesures de prévention individuelles est essentielle pour limiter sa
propagation.
Face à la prolifération des moustiques et aux risques sanitaires
associés, chacun peut agir au quotidien pour se protéger et limiter leur
expansion :
En 2026, le risque d’importation et de propagation en métropole
s’intensifie. Ces maladies circulent en effet activement à l’international –
aux Amériques, en Asie du Sud-Est, en Afrique et dans le Pacifique – et des
épidémies frappent actuellement les territoires d’Outre-mer. Les voyageurs à
destination de ces zones sont appelés à une vigilance renforcée. En effet, une
personne infectée lors d’un voyage en zone à risque peut, à son retour,
contaminer un moustique qui, lui-même, risque d’infecter d’autres personnes.
Ces nouveaux cas autochtones pourraient ainsi entrainer une épidémie sur le
territoire métropolitain.
Renseignez-vous avant de partir, protégez-vous des piqûres pendant votre séjour
et jusqu’à trois semaines après votre retour. Consultez rapidement un médecin
en cas de symptômes (fièvre, douleurs, éruptions cutanées) en précisant votre
voyage.