On
entend souvent qu’en vieillissant, on a besoin de moins dormir. Mais ce n’est pas tout à fait vrai.
Si le sommeil évolue avec l’âge, les besoins de l’organisme, eux, restent
globalement stables. Alors, combien
d’heures faut-il dormir après 60 ans ?
Ce n’est pas parce que l’on vieillit que l’on a besoin de moins
dormir. En revanche, le sommeil devient plus léger, plus fragmenté et parfois
moins réparateur...
Autrement
dit, le besoin biologique de sommeil évolue peu après 60 ans. Ce qui change surtout, c’est la
qualité du sommeil. Avec l’âge, les réveils nocturnes
deviennent plus fréquents, l’endormissement peut prendre plus de temps et les
phases de sommeil profond (essentielles à la
récupération physique) diminuent progressivement. Les horaires de sommeil ont aussi
tendance à se décaler : de nombreux sexagénaires
s’endorment plus tôt le soir et se réveillent plus tôt le matin.
Résultat :
ils ont l’impression de ne plus dormir suffisamment ou de passer de mauvaises
nuits. Pourtant, ils passent parfois autant de temps au lit qu’auparavant...
C’est surtout la fragmentation du sommeil et la sensation d’un sommeil moins
réparateur qui donnent cette impression de dormir moins, alors que la durée totale
de sommeil n’a pas forcément beaucoup diminué.
Le
sommeil évolue tout au long de la vie, mais pas de manière aussi importante
qu’on pourrait le croire.
Selon
les recommandations de la Sleep Foundation, les adultes de plus de 65 ans ont
besoin, en moyenne, de 7 à 8 heures de sommeil par nuit, contre environ 8 à 9
heures chez les adultes plus jeunes. Mais chaque personne reste
différente : certaines se sentent parfaitement reposées avec 6 h 30,
tandis que d’autres ont besoin de près de 9 heures. Le chiffre compte moins que
la forme dans laquelle on se réveille.
Il
ne faut pas regarder uniquement le nombre d’heures. La bonne durée est celle
qui permet d’être en forme pendant la journée, sans fatigue importante ni
somnolence excessive !
Comme
indiqué ci-dessus, dormir 6 heures par nuit peut être suffisant pour certaines
personnes. Mais ce n’est pas une règle générale. Si vous vous réveillez reposé(e), que vous avez de
l’énergie et que vous ne somnolez pas, 6 heures peuvent tout à fait convenir.
En revanche, une fatigue persistante, des troubles de la concentration ou des
envies fréquentes de dormir peuvent indiquer un manque de sommeil.
Oui,
à condition qu’elles restent courtes.
Un
sommeil nocturne un peu court peut être compensé par une sieste en début
d’après-midi. Mais les règles restent les mêmes que chez les adultes plus
jeunes : elle ne doit être ni trop longue, ni trop tardive.
En
pratique, les spécialistes recommandent :
·
Une
sieste de 15 à 30 minutes,
·
En
début d’après-midi, pour ne pas perturber l’endormissement le soir.
Au-delà
de neuf heures de sommeil régulières chez une personne âgée, il faut se poser
des questions.
Pourquoi ?
Parce qu’un sommeil très long est souvent la conséquence d’un problème de santé
sous-jacent :
·
Une
maladie chronique,
·
Une
maladie neurologique,
·
Une
dépression
ou un trouble anxieux,
·
Un
trouble du sommeil
(apnée du sommeil),
·
Ou
encore certains
traitements médicamenteux.
Des
réveils occasionnels sont normaux. En revanche, il est recommandé de consulter
si les troubles durent plusieurs semaines ou s’accompagnent :
·
D’endormissements involontaires,
·
D’une
fatigue importante
dans la journée,
·
De
comportements
inhabituels pendant le sommeil,
·
De
ronflements importants
avec pauses respiratoires,
·
De
difficultés de mémoire
ou de concentration qui s’aggravent.
·
Garder
des horaires de coucher
et de lever réguliers.
·
S’exposer
à la lumière naturelle chaque matin.
·
Pratiquer
une activité physique adaptée chaque jour.
·
Limiter
la caféine et autres excitants en fin de journée.
·
Réserver le lit au sommeil et éviter les écrans
avant le coucher.
·
Maintenir
une chambre calme, sombre et fraîche (autour de 18 à 19 °C).
À
noter : les somnifères ne sont pas une
solution à long terme ! Chez les personnes âgées, ils augmentent
notamment le risque de chutes, de troubles de la mémoire et de dépendance.
