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Le gouvernement dévoile sa feuille de route sur la prise en charge de l’obésité jusqu’à 2030

  • Alors qu’environ 18,1% des adultes français étaient en situation d’obésité en 2024, l’objectif est de “ consolider ce qui fonctionne, corriger ce qui fragilise et accélérer là ou l’attente est la plus forte ” a déclaré le ministère de la Santé.
    Enjeu majeur de santé publique depuis plus de quinze ans, cette forme la plus grave du surpoids, associée à des désordres métaboliques comme le diabète et à certains cancers, a déjà fait l’objet de plusieurs vagues de mesures : sa reconnaissance comme maladie chronique, la création de centres spécialisés, la prise en charge pluridisciplinaire...
    Repérer plus tôt, rembourser des consultations de diététique, de psychologues et de l’activité physique adaptée, former davantage de soignants... Le gouvernement a dévoilé sa feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge de l’obésité, mercredi 14 janvier, sans trancher sur le remboursement des médicaments.
    Détecter les Français à risque plus tôt
    Mais cela ne suffit pas à endiguer sa profession dans la population, ni à résoudre diverses difficultés de prise en charge et d’accès aux soins de cette pathologie qui nécessite un accompagnement global et au long cours, a reconnu le ministère.
    L’un des axes de cette stratégie nationale vise donc à mieux repérer et orienter les Français à risque, ou déjà en situation d’obésité, dès la petite enfance, par l’intermédiaire de la Protection maternelle et infantile (PMI) et de la médecine scolaire et, à l’âge adulte, par la médecine du travail ou lors d’examens périodiques.
    Courant 2026, un parcours coordonné renforcé de soins et d’éducation thérapeutique, jusqu’ici expérimental, sera aussi déployé pour certains adultes en situation d’obésité sévère ou associée à certaines complications.
    Outre la prise en charge médicale, cela comprend un suivi diététique, psychologique et de l’activité physique adaptée.
    D’autres parcours sont en préparation, dédiés aux enfants ou aux personnes orientées vers la chirurgie bariatrique.
    Mieux former les professionnels de santé
    Si la feuille de route reconnaît les bénéfices des nouveaux traitements anti-obésité, notamment médicamenteux (diminution du poids, complications limitées), elle rappelle la vigilance nécessaire face aux risques, dont le mésusage.
    Le remboursement par l’Assurance-maladie de cette famille de médicaments, commercialisés en France depuis 2024, n’a pas encore le feu vert. La Haute Autorité de santé a ouvert la porte à leur prise en charge dans des conditions de prescription strictes pour des personnes en obésité sévère, ce à quoi “ la ministre est favorable ” a assuré son cabinet à la presse.
    “ La négociation ” entre l’État et les laboratoires pharmaceutiques sur le prix “ est toujours en cours ” a fait savoir la même source.
    Enfin, le gouvernement affiche sa volonté de mieux former les professionnels de santé, dont les endocrinologues, diabétologues et nutritionnistes, ainsi que les diététiciens.
    “ Notre responsabilité est de garantir à chaque personne concernée un accès précoce, équitable et soutenable à des soins et à un accompagnement conforme à ses besoins ” a déclaré la ministre, Stéphanie Rist.

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