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n°45

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  • Fête de la fleur à Madère

    Illustration : Fête de la fleur à Madère

    Fête de la fleur à Madère
    21 au 28 avril 2018

    C’est la pluie qui nous accueillit sur l’île...
    Nous avons quitté la ville de Funchal par une route sinueuse et escarpée qui nous amena à 1095 mètres d’altitude, à Eira do Serrado, notre hôtel de montagne qui nous réserva de magnifiques vues, une fois le brouillard dissipé.
    Cette route, nous la fîmes tous les jours, d’abord à la découverte du village Curral das Freiras, lové au fond d’un immense cirque rocheux, en lieu et place du cratère de l’ancien volcan, où il est bon de déguster des gâteaux à la chataigne arrosés de ginja (liqueur de cerise).
    Pico de Barcelos et son belvédère perché à 355 mètres nous permet d’admirer la vue panoramique sur Funchal, malheureusement toujours menacée par la pluie.
    Pourtant, aujourd’hui, c’est l’évènement majeur à Madère, jour exceptionnel de la très célèbre fête de la fleur.
    Onze chars allégoriques, croulant sous les fleurs les plus variées aux mille couleurs et parfums, attirant une énorme fréquentation touristique, défilent dans la ville, concerts musicaux, sambas, spectacles de groupes folkloriques, défilés d’enfants, de danseurs, sans oublier les petites averses qui n’ont eu aucune conséquence sur cette merveilleuse fête qui nous vit quitter la fin du défilé, chantant et dansant dans les rues “ HEUREUX ” ! avant de remonter dans notre montagne embrumée.
    Le lundi, le Pico de Arreiro, 1810 mètres, nous attend, promettant une vue embrassant l’île entière, mais le temps ayant décidé d’empirer, à 10 kilomètres du but c’est l’abandon, changement de cap, descente sous le déluge, nous découvrons les petites maisons aux toits de chaume de Santana. On dirait des maisons de poupées mais elles sont vraiment habitées. Ces chaumières sont un peu fatiguées, d’autres fleuries, trois ou quatre sont uniquement destinées aux touristes. Le temps n’est pas si lointain où cette forme de construction était le seul moyen de résister au vent du Nord humide et frais.
    Par la très belle route qui descend à Porto Da Cruz, nous arrivons à la fabrique de rhum. Cette distillerie, en activité depuis 1927, nous offre l’occasion de découvrir les énormes machines qui broient la canne à sucre et fonctionnent à la vapeur, nous enveloppant de parfums de sucre et d’alcool au détour des vieux fûts de chêne.
    En poursuivant sur la Côte Est, passage à Caniçal, la baie d’Abra et la pointe Sâo Lourenço, le sentier battu par le vent offre de beaux points de vue. Retour par Machico, première ville fondée à Madère.
    Mardi, nous découvrons Funchal, promenade dans le parc Santa Catarina où se trouvre la Quinta Vigia, siège officiel du Gouvernement régional de Madère. Belle promenade dans les allées où l’on admire de nombreuses essences, connues ou non...
    Découverte de la cathédrale, la place municipale, le mercato dos lavradores. Le marché couvert des agriculteurs, ambiance art-déco, est un festival de couleurs et de saveurs, avec ses fleurs, légumes, fruits, épices, produits exotiques, et son marché aux poissons où l’on retrouve le poisson-sabre et le thon rouge qui sont souvent servis dans nos assiettes au fil des repas, avec la banane rôtie.
    Les brodeuses de la fabrique de Funchal nous invient à suivre toutes les étapes de la confection.
    Départ pour Monte, venir à Madère sans faire la descente en panier d’osier c’est comme aller à Venise sans faire une promenade en gondole. Tout le monde est ravi d’avoir dévalé les 2 kilomètres qui descendent à Livramento. C’est une expérience unique en son genre !
    Agapanthes, frangipaniers, camélias, bougainvilliers, azalées, orchidées, oiseaux du paradis, hortensias... des balcons aux bords des routes, l’île regorge de fleurs mais la plus grande concentration se trouve au jardin botanique établi sur les hauteurs de la ville, offrant par la même occasion un panorama sur celle-ci, il possède la plus riche collection de flore exotique d’Europe.
    Le tour complet de l’Ouest de Madère est au programme de mercredi, à partit de Camara de Lobos, port de pêche, l’un des premiers endroits abordés par les marins de Zarco, au XVème siècle, qui firent un massacre de la colonie de phoques (lobos “ loups de mer ”) pour leur chair et l’huile de leur graisse pour éclairer les maisons.
    Poursuivant par la route côtière jusqu’au Cabo Girao, considérée comme une des plus hautes et belles falaises d’Europe avec ses 580 m de hauteur, nous nous aventurons sur le belvédère en plaque de verre, vue impressionnante ! comme il est petit le village de Câmara de Lobos ! c’est le début des cultures en terrasses. Pas un pouce de terre qui ne soit cultivé.
    Nous continuons à travers la forêt endémique de Laurissilva, Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1999, le col d’Encumeada où le temps ne fut pas clair, descente vers la côte Nord, San Vicente et, à travers tunnels et cascades, Porto Moniz, ses rochers noirs émergeant de l’écume, ses piscines naturelles turquoises. Nous reprenons la route pour le plateau Paul da Serra, à 1400 mètres d’altitude, un peu plongé dans le brouillard, quelques moutons, vaches maigres sur le bord de la route nous escortent et nous redescendons sur la côte Sud. Calheta, sa plage de sable jaune venant du désert africain, Ponta de Sol qui distille du charme et de la tranquillité, et un grand soleil qui justifie notre halte ! le retour de nos escapades se fait toujours par les voies rapides.
    Jeudi, nous n’allons pas loin. Le musée de Quinta de Cruzes, son jardin tranquille de roses et ses belles orchidées, était à l’origine la maison de Jao Gonçalves Zarco, le capitaine portugais qui découvrit Madère. Tout près, le couvent de Santa Clara, “ Panthéon de la famille Zarco ”, le clocher se reconnait de loin grâce à son toit en forme de coupole revêtu d’azulejos. Ce clocher reflète l’influence de la Séville maure où les tuiles du dôme furent fabriquées.
    L’église Saint Jean Evangéliste, édifice baroque érigé par les Jésuites du XVIIème, on y trouve des azulejos, bois dorés et peintures des XVIIème et XVIIIème siècles.
    La statue du Christ Roi, à Garajau, inaugurée en 1927, est une version du Vhrist Rédempteur de Rio de Janeiro. Elle culmine sur un promontoire, se dressant les bras grands ouverts et le regard sur l’Atlantique. Sous le momument, une descente dont la croyance populaire dit que c’est un potentiel de bonnes énergies... certains d’entre nous l’ont faite !
    Vendredi, le point d’orgue de cette semaine, ce moment merveilleux, notre rencontre avec les dauphins. Embarqués sur la réplique de la Santa Maria de Christophe Colomb pour trois heures, temps magnifique, beaucoup d’oiseaux et, dans les eaux profondes, soudain les dauphins ! le plaisir deles voir danser sous nos yeux, le régal des enfants et de ceux qui le sont encore.
    L’après-midi, découverte du jardin des orchidées, merveilles des merveilles, on comprend vite que le climat tempéré profite à leur croissance. Chose inattendue, le parfum délicieux qui se dégage de certaines espèces.
    Voici la fin de notre histoire. Je n’ai pas mentionné toutes les dégustations de rhum ou de poncha servies systématiquement aux repas, je n’ai pas parlé on plus des deux anniversaires que nous avons célébrés en toute amités pour Odile et pour Maurice. Je n’ai pas non plus évoqué les apéritifs devenus cultes de Christian, réussissant l’exploit d’installer un coin adéquat avec l’aval de l’hôtel alors qu’à côté il y a un bar...merci aussi pour avoir pu aller voir, dans une bananeraie, des bananes de près !
    Quelques mots sur la soirée folklorique, dégustation d’espanadas (brochettes de bœuf grillé servies originalement) ce qui valait le déplacement. Des danses folkloriques symbolisant le temps de l’esclavage, d’autres rappelant le temps des vendanges, accompagnées par les deux instrument typiques de l’île, la braguinha, proche de la guitare, et le brinquinho, percussion parée de poupées folkloriques miniatures, tenant clochettes et castagnettes, ainsi que la chanteuse de fado ont clôturé notre dernière soirée.
    Le samedi de notre départ, nous avons profité d’un farniente au soleil avant d’affronter les vicissitudes des retards d’avion...
    Adieu les cantiques et l’Internationale !

    Réalisé par Jackie et Claude GAT

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  • Royale... la choucroute

    Illustration : Royale... la choucroute

    En ce samedi 3 mars 2018, la salle du restaurant d’entreprise de La Dépêche du Midi accueillait les fins gourmets venus se délecter de la choucroute préparée spécialement pour eux par la brigade de M. Vachez.
    Certains convives ont pris la parole pour évoquer nos amis Paulette et Pierre, trop tôt disparus, mais qui resteront dans nos cœurs.
    Comme eux-mêmes nous l’auraient suggéré, à la fin du repas des chansons ont parachevé ce rendez-vous qui, une fois de plus, s’est terminé dans la bonne humeur.
    Cet épisode clôturait les activités de ce premier trimestre et permettait déjà d’envisager le voyage à Madère et le prochain méchoui.

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  • Une journée parmi la jeunesse

    Illustration : Une journée parmi la jeunesse

    Ce jeudi 1er février s’est déroulé le Xe Concours d’éloquence au Grand théâtre des Cordeliers, à Albi.
    Nous avons pu y assister, invités par Mme Marie-France Marchand-Baylet, présidente de la Fondation Groupe Dépêche.
    Quatorze candidats, issus de toute la région Occitanie, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour parler d’un thème imposé : La République.
    La palme de ce concours est revenue à Juliette Benays, du lycée Jean-Moulin de Pézenas.
    Elle a convaincu le jury sur cette “ République imparfaite parce qu’humaine ” qui pose beaucoup de questions, comme “ celle de savoir si le principal souci finalement ne viendrait pas de l’Homme ? ”. Sa conclusion résumait sa pensée : “ On le fera, le tableau ensemble... Pour remettre du sens dans le bleu, blanc, rouge ! ”. Le message est passé... pour les anciens aussi.
    Nous étions partis de bon matin de Toulouse, sous un ciel maussade, ce qui ne nous a pas empêchés de prendre un petit-déjeuner réconfortant près de Gaillac. Le repas de midi qualifié de “ républicain ”, nous a permis d’attendre le milieu de l’après-midi pour visiter le Musée Toulouse-Lautrec au pas de course. Dommage que le prix de l’entrée soit encaissé avant la visite, car après une petite demi-heure, nous avons impoliment été priés de quitter les lieux (peut-être aurons-nous droit à un avoir ?).
    Qu’à cela ne tienne, un dernier arrêt technique nous permit de prendre l’apéritif en toute convivialité avant de continuer la route et de dîner au restaurant d’entreprise, à la suite de quoi nous avons apprécié l’aménagement du Muséal, avant que chacun ne rejoigne ses pénates content de cette excellente journée.

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  • Retraités

    COMMISSION DES RETRAITES

    > Président : Alain Mallet

    > Secrétaire générale : Pauline Rico

    > Trésorier général : Christian Maupas

    > Membres de la Commission : Jacques Briol, Gérard Campoussi, Marcel Castex, Denise Costamagna, Jacques Filouse

  • La Grèce : monts et merveilles

    Illustration : La Grèce : monts et merveilles

    La Grèce, notre mère à tous qui, à la suite des inondations de la mi-novembre est en deuil ; la Grèce attire dans son giron le monde entier. Il paraît que la mémoire nous a été donnée pour avoir des roses à Noël. Ça tombe bien, nous sommes tout près des fêtes de la nativité et la Grèce se rappelle à nous à travers les images de nos appareils photo et celles, plus subtiles, conservées dans nos pupilles éblouies par la lumière de ce mois de septembre 2017 où les retraités de La Dépêche ont sillonné les territoires historiques de la Grèce, ancienne et moderne, sous la houlette d’un guide de talent et d’un chauffeur d’autobus pour qui les routes de montagnes n’avaient pas de secret.
    Par hasard, le voyage Dépêche a coïncidé avec le déplacement d’Emmanuel Macron, de son épouse et du discours du Président français à la communauté française d’Athènes, avec en toile de fond l’Acropole. Discours qui rappelait que la France s’est toujours construite dans un rapport à l’universel, discours aussi qui affirmait la solidarité de notre pays avec la Grèce en difficulté, et la réalité d’une Europe comme “ aventure qui unit les hommes ”.
    Les toulousains ont arpenté la Grèce, du détroit de Corinthe jusqu’aux Météores, en passant par Mycènes, Olympie, Patras, Delphes, les îles de Poros et d’Hydra.
    La Grèce, aux confluents des mondes occidental et oriental, offre tout à la fois un lieu de dépaysement et un retour aux sources. Les musées et les monuments qui survivent aux “ irréparables outrages du temps ” s’inscrivent dans des sites naturels de toute beauté, nimbés d’une lumière exceptionnelle.
    Hors des circuits touristiques, les petits villages de montagne, avec leurs arbres aux frondaisons plusieurs fois centenaires, leurs chats et chiens qui paressent au soleil dans les rues en pente, évoquent le rythme des vies d’autrefois. A Hydra, les déplacements se font à dos d’âne.
    Les Grecs sont naturellement philosophes, ils savent faire face à la crise avec calme. Ils n’ont perdu ni le goût de vivre, ni le sens des affaires, ni le rythme du sirtaki auquel ils invitent les “ étrangers ”. Les français ont chez eux une place de choix : celle du cœur. Comment, dès lors, ne pas envisager d’y retourner ?
    Marie-Louise ROUBAUD

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  • Repas de fin d’année

    Illustration : Repas de fin d’année

    Samedi 2 décembre 2017
    Une fois encore, cette journée a été un succès. Plus de 60 convives avaient pris place dans la salle du restaurant d’entreprise. Toujours beaucoup de joie à se retrouver et revivre les bons moments de l’année écoulée.
    Plus que de longs discours, ces images attestent de notre amitié.

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  • Du Pas de la Case à l’Italie

    Jeudi 12 octobre 2017
    Quel rapport, direz-vous. Aucun, si ce n’est que le Pas de la Case était la dernière sortie de l’année et permettait, comme toujours, d’allier achats et plaisir de se retrouver. Le changement de restaurant fut apprécié de tous, nous l’avons réservé pour l’année prochaine...
    En ce qui concerne l’Italie, nous n’avons pas franchi la frontière mais c’est sa gastronomie qui s’est invitée au restaurant de notre entreprise pour nous permettre de déguster des charcuteries, sans oublier des tagliatelles “ al dente ”. Suivait un délicieux osso-buco maison qui avait mijoté plus de trois heures. Que dire des fromages présentés d’une façon originale et appréciés de tous, avec un service particulièrement zélé de notre ami Michel. Pour parachever ce repas, le traditionnel tiramisu était accompagné de champagne et le café de sa prune “ Reine Claude ”. Du célèbre Spritz en apéritif à la bataille de nappes, nous pouvons remercier M. Vachez et sa brigade pour nous avoir servi un très bon repas.
    Bravo à tous et encore merci.

  • La Grèce ou le retour aux sources

    Illustration : La Grèce ou le retour aux sources

    La Grèce c’est les noces de la mer et de la montagne. Mais même si on n’a ni le pied marin ni le pied montagnard on peut, du Nord au Sud, y trouver une place au soleil. Les retraités de La Dépêche étaient au pays de Zeus en même temps qu’Emmanuel Macron mais ils ne se sont pas rencontrés... Le discours du Chef de l’Etat sur fond de Parthénon a été très remarqué des Athéniens. Après mil huit cent kilomètres, à pied, en autobus, en bateau et parfois à dos d’âne, nous en savons plus sur un pays qui traverse la crise avec résignation.

    Depuis l’avion la Grèce s’offre à nous, anses ouvertes, îles montagneuses, rivages peuplés, jardins de milliers d’oliviers verts. La Grèce n’est pas un champ de ruines mais un pays où les dieux anciens s’attardent. Dans les allées du musée de l’Acropole, inauguré en 2010 et bâti aux dimensions du temple où la planète entière défile admirative, on a accès à quelques merveilles de la statuaire antique.
    Les fameuses frises du Parthénon, dont une bonne partie est aujourd’hui à Londres qui refuse de les restituer, ces frises donc nous donnent une idée assez juste de l’élan vital qui habitait les artistes et la société du Vème siècle avant JC... La Grèce de ce temps là a inventé, pour la première fois au monde, les modalités d’une démocratie. C’est en partie pourquoi elle continue à structurer notre imaginaire, notre sensibilité et notre manière de penser. D’où le sentiment réconfortant qu’en Grèce, nous gens du Midi Occitan, malgré la différence d’alphabet et de langue, nous sommes un peu chez nous.

    “ L’homme, mesure de toutes choses ”
    Dans les rue de l’Athènes moderne, les lauriers en fleurs et les altéas font oublier les innombrables graffitis et les décharges publiques qui déparent le paysage. La vision d’Athènes depuis ses hauteurs reste un spectacle inégalé qui baigne dans une lumière qu’il n’est pas excessif de qualifier de divine. Faut-il rappeler que c’est dans ces lieux que les philosophes ont édicté que “ l’homme est la mesure de toutes choses ” ?
    Le pays vit aujourd’hui au bord du gouffre mais, où qu’il tourne les yeux, les monuments lui renvoient le témoignage de sa magnificence passée. Le marbre blanc est partout : dans les musées, dans les cimetières, dans le dallage de l’Acropole toujours en réfection, qui a souffert comme tout le pays de pillages et de bombardements. Malgré les catastrophes de l’histoire, il plane dans ce pays un air d’éternité.
    Athènes concentre à elle seule 5 millions d’habitants, c’est à dire presque la moitié de la population du pays. Elle est devenue une ville cosmopolite où les touristes du monde entier se croisent. La crise n’a pas eu raison de la bienveillance grecque. C’est sans doute qu’il n’y a pas de philosophie de l’absurde qui puisse tenir devant une telle lumière et devant l’accord parfait du paysage et des monuments, temples et stades qui le peuplent.
    Les tragédies n’ont cependant pas manqué à la Grèce pendant sa longue histoire : tremblements de terre, guerres fratricides entre Sparte et Athènes, guerres d’indépendance de l’époque romantique contre l’occupant ottoman dont Victor Hugo a porté témoignage dans ses poèmes, occupation nazie, guerre civile, dictature des colonels. E, bref, la Grèce a l’habitude des cataclysmes politiques et naturels. Mais qui pourra ôter à ce pays sa souveraine beauté ? Les Grecs, en tous cas, aiment la France. C’était d’autant plus perceptible en septembre, la présence du président français et de son épouse a occupé les unes des télévisions et des journaux. Le couple présidentiel français a fait assaut de sourires et de glamour. Et le discours d’Emmanuel Macron sur l’état de l’Europe a fait l’effet à quelques éditorialistes de chez nous d’être “ le discours de la méthode ”. En clair, Macron est pour le maintien de la Grèce au sein de la communauté et pour un adoucissement de sa dette.

    Mycènes, Epidaure, Olympie... et les Météores
    Sur le terrain, on a vite compris que la géographie de la Grèce n’a pas facilité la tâche des hommes. Du canal de Corinthe, à l’Est, au pont à haubans du Rion Antirion, à l’Ouest, contemporain des JO de 2004 et qui relie le Péloponèse à la Grèce continentale, pas très loin de la fameuse bataille de Lépante (1671) contre les Barbaresques, on parcourt un territoire jalonné de sites prestigieux d’une histoire qui se confont ici avec la mythologie.
    Mycénes avec sa porte aux lions, ses murs colossaux, dont la légende veut que les cyclades aient aidé à sa construction, le théâtre d’Epidaure et sa formidable acoustique, lieu d’un festival toujours vivant qui accueillit Maria Callas en 1960 pour “ Norma ”, Delfhes, au pied du Mont Parnasse, enfin Olympie, le lieu emblématique des jeux, dédié à Zeus, au milieu d’un bois d’oliviers sauvages, lieu de rassemblement dans l’antiquité de 40 000 spectateurs et des athlètes qui s’affrontaient sur la piste de 600 pieds (192,27 m). C’est dans cet espace que l’on ranime encore aujourd’hui la flamme olympique et dans le musée attenant que l’on perd son souffle à contempler la statue sculptée par Praxitèle du dieu Hermès portant l’enfant Dyonisos.
    Il n’y a pas en Grèce que la beauté qui vient des mains de l’homme. Il y a aussi celle de la nature que l’on découvre le long du parcours du chemin de fer à crémaillère entre Diakopto et Kalavryta et celles, plus secrètes et néanmoins fascinantes, des grottes souterraines, véritables cathédrales de l’ombre avec leur grandes orgues, leurs vasques taillées dans la pierre par le suintement de l’eau...
    Et que dire des pitons rocheux du cœur de la Grèce continentale qui ont reçu le joli nom de “ Météores ” et qui abritent les églises orthodoxes qui sont des lieux de pèlerinage toujours vivants. On ne saurait quitter les rivages grecs sans goûter aux plaisirs d’une croisière vers les îles toutes proches du golfe de Saronique, Hydra, la plus lointaine, bien aimée de Léonard Cohen le chanteur poète, Poros et enfin Egina où l’auteur de “ Alexis Zorba ”, Nikos Zazantzakis, fit construire une maison aux volets toujours bleus.
    Comme Freud, les Grecs anciens croyaient à la puissance des rêves et aux mystères du monde auxquels ils ont donné des noms de dieux aux passions humaines.
    C’est pourquoi un voyage en Grèce prend, quoiqu’on en fasse, l’allure d’un voyage initiatique... et d’un retour aux sources.

    Marie-Louise ROUBAUD

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